Je suis allé rendre visite à mon oncle Gilles dont voici le blogue. Il gardait joyeusement, par un bel après-midi d'un doux dimanche hivernal, son petit fils Estéban dont voici également le blogue! (c'est qu'ils sont branchés ceux-là!)
Estéban jouait avec sa tante Marie qui n'hésitait pas à lui faire de tendres grimaces pour arriver à lui soutirer ne serait-ce que le plus petit des sourires. Au moment où je me déçidai à partir, je vis le tapis sur lequel Estéban était étendu. J'eus comme un déclic. Cela ne faisait pas la première fois que j'observais le phénomène. Le tapis en mousse sur lequel jouait Estéban était composé de quatre couleurs, une pour chacune de ses différentes parties. Il était facilement possible d'identifier les couleurs primaires socialement acceptées, le rouge, le bleu et le jaune (je dis "socialement acceptées", car, nous le verrons, ce ne sont pas les vraies couleurs primaires, mais bien celles que la société a bien voulu utiliser).
Là est très loin mon interrogation, car, les couleurs primaires sont des couleurs ludiques de base et du même coup, les premières que l'on apprend. Il est donc, pour moi, normal de les retrouver dans les objets destinés aux enfants. Ce qui me tracasse le plus c'est dans le choix de la quatrième couleur du tapis: le vert.
Mais... Pourquoi le vert? Pourquoi pas l'orange ou le violet? À la fréquence que l'on voit ensemble les couleurs "primaires" et le vert, on pourrait aller jusqu'à croire quelle est une nouvelle couleur primaire! On les vois systématiquement partout ensemble! Dans les jouets pour enfants, les vêtements pour enfants, les pions de jeux de société, Le logo de Microsoft Windows...Partout où le chiffre quatre doit être représenté par des couleurs, le vert apparaît aux côtés du rouge, jaune et du bleu... mais pourquoi?
Les couleurs primaires et secondaires de matière: une synthèse soustractive
Avant d'exposer mes nombreuses hypothèses, faisons le point sur les couleurs. Ce que nous entendons par couleurs primaires ne sont pas exactement le bleu, le rouge et le jaune, mais bien le cyan (1), le magenta (2) et le jaune (3). Nous les appellerons les couleurs primaires de matière. Pour mieux comprendre, aidez-vous du schéma ci-dessus. Elles sont dîtes de matière, car ce sont elles qui sont utilisées en peinture pour faire les différents mélanges de couleurs que nous connaissons tous:
jaune + magenta = orange (4)
cyan + jaune = vert (5)
cyan + magenta = violet (6)
cyan + jaune + magenta = noir (7)
Ne vous est-il jamais arrivé de mélanger toutes ces couleurs ensemble quand vous étiez petit? Certe, dans la majorité des cas, cela a dû donner un brun caca-dégueux. Par contre, théoriquement, si les couleurs primaires de matière sont mélangées avec les bonnes proportions, cela devrait donner du noir... théoriquement. Les résultats des mélanges sont le résultat d'un phénomène que l'on nomme synthèse soustractive. Pourquoi soustractive? C'est simple... C'est que le résultat du mélange, contrairement à ce que l'on croit, est le résultat d'une soustraction colorique. Puisque toutes les couleurs se retrouvent dans la lumière blanche, le noir en devient alors le résutat de l'absence de couleur! Donc, par ce fait, plus nous mélangeons les couleurs de matière, plus celles-ci se rapprochent du noir, donc, on soustrait les couleurs! La synthèse soustractive n'est possible qu'avec le mélange de pigments. Pour plus ample renseignements sur la synthèse soustractive, allez sur ce site.
Jusqu'à maintenant, c'est simple. Là où ça se complique, c'est quand on s'apperçoit que les couleurs primaires de matière sont en fait les couleurs secondaires d'autres couleurs primaires, celles de la lumière!
Les couleurs primaires et secondaires de lumière: une synthèse additive
Le couleurs primaires de lumière sont, en fait, des lumières colorées et non pas des matières palpables. Celles-ci sont mélangées entre-elles lorsque les rayons lumineux se croisent. Les couleurs primaires de lumière on des noms plus connus que celles de la matière: bleu (1), vert (2) et rouge (3).Notez que ce sont là leurs véritables noms! De ce fait, comme l'explique le dessin ci-dessus, certains croisements génèrent d'autres couleurs: les couleurs primaires de matière:
rouge + vert = jaune (4)
bleu + rouge = magenta (5)
vert + bleu = cyan (6)
vert + bleu + rouge = blanc (7)
Oui, véritablement, lorsqu'on fait se croiser les faisceaux des trois couleurs primaires de lumière, le faisceau résultant est blanc. Comme nous l'avons dit précedemment, toutes les couleurs se retrouvent dans la lumière blanche, il est donc logique que, quand on les mélange, cela donne du blanc. On appelle ce phénomène de la synthèse additive et n'est possible qu'avec des faisceaux lumineux. Pour avoir de plus ample renseignements sur les diverses synthèses des couleurs, allez sur ce site.
Un exemple de synthèse additive ? Facile... La télévision en est un excellent exemple. Si on s'approche d'un poste de télévision, on peut appreçevoir de minuscules petites lumières rouges, vertes et bleues. La combinaison d'intensité de chacune d'elle se croise lorsqu'on est loin de lu téléviseur, donnant ainsi l'impression que nous voyons une tout autre couleur. Chaque couleur est donc une combinaison d'intensité de ces trois couleurs primaires.
Les théories du vert
Bon, il est maintenant venu le temps d'expliquer mes théories sur le phénomène. En fait, c'est là où ça devient intéressant, car je n'ai jamais réellement trouvé de réponse à cela.
1. C'est un choix arbitraire, hasardeux, la société a choisi le vert et c'est tout... elle devait en choisir une et c'est le vert qui a été sélectionné... Personnellement, je trouve ça possible, mais peu probable... En-tout-cas, une réponse très insatisfaisante!
2. C'est à cause de l'habitude de l'oeil. Le vert apparaît dans les couleurs primaires de lumière et dans les couleurs secondaires de matière. Or, l'orange et le violet ne font qu'une seule apparition: dans les couleurs secondaires de matière. À cause de cela, l'oeil est, inconsciemment, plus en contact avec le vert qu'avec les autres couleurs secondaires de matière. Ça peut expliquer le phénomène. Je la trouve un brin tirée par les cheveux cette explication! Mais bon... c'est possible!
3. Eh bien, tout simplement parce que le vert est la couleur secondaire qui se distingue le plus des couleurs primaires. On peut dire que l'orange ressemble beaucoup au jaune et au rouge, ainsi que le violet ressemble trop au rouge et au bleu. Par contre, le vert, lui, se distingue plus du jaune et du bleu... Je sais, qu'encore une fois, c'est très objectif comme analyse, mais c encore du domaine du possible!
4. Cette attirance au vert nous provient de notre enfance. Un enfant qui veut faire un dessin peut très bien se limiter aux couleurs socialement acceptées qui sont le rouge, le jaune et le bleu. Or, rapidement, les scènes extérieures lui font rapidement vouloir utiliser le vert... Pourquoi? La végétation! Quel enfant n'a-t-il pas dessiné un jour sa maison à côté d'un gros arbre (ou vice versa, héhéhé)? Le vert devient alors une couleur indispensable et cela rapidement. Alors que l'orange et le violet... ne sont pas "utiles" pour l'instant... On s'en balance alors! Qui voudrait de ces couleurs?
François